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.17/04/2014 Alain Finkielkraut vu par Gilles-William Goldnadel
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17/04/2014
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Alain Finkielkraut vu par Gilles-William Goldnadel

figarovox-logo.jpgParu dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/culture/2014/04/15/31006-20140415ARTFIG00109-alain-finkielkraut-vu-par-gilles-william-goldnadel.php

15/04/14

Alain Finkielkraut vu par Gilles-William Goldnadel

FIGAROVOX/CHRONIQUE : L'avocat Gilles-William Goldnadel revient cette semaine pour le Figarovox sur l'election d'Alain Finkielkraut à l'Académie française.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l'Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Encore un mot sur l'élection de Finkielkraut sous la coupole. De quoi est-elle le signe ?

D'abord et avant tout, l'homme et ses idées ayant fait l'objet d'une contestation publique et ostentatoire, leur victoire signe et contresigne avec éclat celle de la pensée de droite (pour faire très simple) dans le champ de ruines que constitue aujourd'hui la France de l'intellect.

Ensuite, mais pour le dire en creux et autrement, cette contestation, assez minable, de sa candidature puis de son élection signe la déroute de la pensée de gauche ou de ce qu'il en reste à l'état de police.

Je connais Finkielkraut depuis plus de 30 ans. Je ne suis pas forcément le plus mal placé pour observer et apprécier l'itinéraire de gauche à droite d'un «juif imaginaire» se colletant avec le réel ingrat. Il incarne emblématiquement la déconvenue progressive d'un adversaire résolu de tout préjugé de race, écoeuré par l'antiracisme professionnel sinistre et cynique.

D'un progressiste- né, mortifié par l'état d'une pensée défaite par les progrès irrésistibles du virtuel, démagogique par essence. D'un défenseur modéré de l'identité tempérée découvrant avec effroi la négation pathologique de la culture occidentale. D'un intellectuel incarné, endurci dans sa chair par la radicalité de la haine épidermique que son intransigeance inspire.

Un journal du soir, dans le cadre d'articles dénués de toute aménité particulière a cru devoir justement pointer le fait que sa défense de l'identité se serait faite plus «radicale».

Comme si le beau mot d' «identité» serait, un certain jour devenu gros …

A-t-on vu reprocher à quelqu'un de s'être radicalisé pour défendre la liberté, la culture, la différence? Et si, à rebours, et c'est l'opinion que j'ai défendue dans mes «réflexions sur la question blanche», c'était l'identité occidentale et pour le dire encore plus crûment, le droit de tout homme blanc à une souveraineté étatique nationale différenciée et assumée, qui était désormais radicalement dénié depuis un holocauste inscrit indélébilement au débit de son triste compte ?

À ce dernier sujet post shoatique, on me permettra, de ne pas éluder l' ironie tragique de ce que l' auteur de «l'avenir d'une négation» et de la «réprobation d'Israel», descendant de déporté étranger, fasse aujourd'hui les frais de sa défense de l'identité nationale française.

Il ne s'agit, en réalité, que d'un faux paradoxe, tant la résistance opiniâtre à la négation de l'identité, à Paris comme à Jérusalem, provoque une détestation désormais insécable.

Je gagerais quand même que si l'homme en habit vert et rapière tous neufs, avait su mettre quelque eau de messe dans son vin de Judée, au demeurant clairet, celle-ci aurait été plus gaie.

Il n'importe. Elle est dite. Avec Alain. Finkielkraut, l'Académie est moins académique mais elle est plus française. C'est bon signe.

Dans un registre pas si éloigné du précédent , je recommanderais l'article écoeuré de Renaud Revel dans lequel celui-ci qualifie de «nauséabond», le sobriquet de «troisième Reich» donné par certains journalistes de Libération à leur nouveau directeur Pierre Fraidenraich.

Pour toute excuse certains de ses confrères ont expliqué que son nom de famille était difficile à prononcer… «C'est une tradition à Libé» a déclaré Mme Fatima Brahmi, déléguée syndicale CGT…

Je ne voudrais pas heurter l'esprit de tradition d'un journal soudainement devenu conservateur, mais je n'ose envisager ce qu'aurait été la réaction de la rédaction au cas où, par exemple, un obscur conseiller municipal Front National s'était essayé à ce calembour qui rejoindra le fameux «Durafour crématoire» dans les annales du mot d'esprit mauvais.

Sauf qu'au rebours du regretté Michel Durafour, l'ensemble de la famille Fraidenraich a terminé son parcours dans les fours du troisième Reich.

Les plus coupables ne sont sans doute pas les journalistes insolents, mais une partie de cette caste prise d'un torticolis handicapant qui a autorisé cette insolence jamais tancée tout en traquant frénétiquement, souvent à tort et à travers, les dérapages sur son seul côté droit.

Gilles William Goldnadel  


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