07/09/2010



Texte de la causerie de l’auteur, diffusée sur RCJ le 6 septembre 2010
Le consulat de France à Jérusalem vient de signer un accord de coopération avec l’Université Islamique de Gaza. Cet accord – le premier du genre entre la France et une université gazaouite – est destiné à financer des bourses pour les étudiants.
A priori, il n’y a pas de raison de critiquer une telle initiative. La France est l’un des rares pays européens à être présents à Gaza, où elle mène – et l’on ne peut que s’en féliciter - toute une série d’actions humanitaires et culturelles à destination de la population.
Seulement voilà, l’université islamique de Gaza n’est pas une université comme les autres. Entièrement sous la coupe du Hamas, elle constitue pour l’organisation terroriste un vivier de cadres et de militants. Près de 20 000 étudiants y étudient chaque jour dans un climat d’endoctrinement et de bourrage de crânes, sous les affiches des martyrs morts dans des attentats-suicide.
Un reportage de l’ancien correspondant du Figaro en Israël, Patrick Saint-Paul, paru en 2007, qualifiait sans détour l’université islamique de Gaza de « Campus du Hamas ».
Dès lors, on ne peut que s’inquiéter des raisons qui ont poussé le consulat de France à s’associer à une institution aussi étroitement liée à l’organisation terroriste.
Officiellement, d’ailleurs, la France s’interdit toute relation avec le gouvernement en place dans la bande de Gaza. Mais l’accord signé avec l’université islamique traduit la volonté d’une partie de la diplomatie française de normaliser ses liens avec le Hamas et de lui offrir, du même coup, une respectabilité au niveau international.
La semaine dernière, le Hamas a perpétré deux attentats sanglants contre des civils israéliens. Le régime terroriste en place à Gaza a, une fois de plus, réitéré son refus total de participer aux pourparlers de paix.
L’argent versé par le gouvernement français pour financer des bourses d’étudiants n’est-il finalement qu’une subvention destinée à former les futurs cadres du Hamas et les tueurs de civils israéliens ? La question mérite d’être posée.
L’accord signé par le consulat de France à Jérusalem est en tout cas un accord honteux, qui ne viendra pas redorer le blason de la diplomatie française dans la région.
© Clément Weill-Raynal
Mis en ligne le 7 septembre 2010, par Menahem Macina, sur le site france-israel.org
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