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28/07/2010
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Revue de la presse israélienne de l’Ambassade de France en Israël, 28 juillet 2010

DIPLOMATIE

Obama a fait pression, le roi Abdallah de Jordanie a rencontré Netanyahu / Barak Ravid et Avi Issacharof – Haaretz

Après une rupture presque totale de plus d’un an, le Premier ministre Binyamin Netanyahu s’est rendu hier au palais royal d’Amman où il s’est entretenu avec le roi Abdallah II de Jordanie. A l’initiative de cette rencontre, le directeur du Mossad, Meir Dagan, qui était également présent. Selon un haut responsable israélien, cet entretien est aussi le résultat des nombreux efforts que fait le gouvernement américain pour atténuer la tension entre Israël et la Jordanie. M. Netanyahu a souligné hier que si des dispositifs de sécurité appropriés sont mis en place dans le cadre des pourparlers avec l’Autorité palestinienne, il est prêt à conclure un accord permanent sur toutes les questions fondamentales.

« Il faut un accord capable de résister en cas de réouverture d’un front à l’est, en provenance d’Irak. Il y a au Proche-Orient des sables mouvants et des situations changeantes, et il faut des accords qui puissent faire face à ces changements. Si j’obtiens cela, je serai capable d’aller très loin pour parvenir à un accord avec les Palestiniens », a dit le Premier ministre au souverain jordanien.

C’était la deuxième fois seulement que Binyamin Netanyahu se rendait à Amman depuis son retour au pouvoir il y a un an et demi. De même depuis un an, le Premier ministre et le roi Abdallah ne se sont pratiquement jamais entretenus au téléphone. A titre de comparaison, M. Netanyahu s’est rendu à cinq reprises en Egypte et il s’entretient par téléphone avec le président Moubarak toutes les quelques semaines.

Netanyahu était hier bien conscient de l’ampleur de la crise que connaissent les relations avec la Jordanie. Cette crise est notamment le résultat de la défiance du roi Abdallah, qui ne croit pas que le Premier ministre souhaite sérieusement faire avancer le processus de paix, et des diverses démarches effectués depuis un an par Israël à Jérusalem-est.

Le Premier ministre est arrivé en Jordanie aux alentours de midi et a passé plus de quatre heures au palais royal. L’entretien s’est déroulé tout d’abord en tête à tête avant un déjeuner et une rencontre en présence des conseillers des deux dirigeants.

Du côté jordanien étaient présents tous les membres les plus éminents du gouvernement : le grand officier de la Cour, Nasser Lozi, le Premier ministre, Samir Rifaï, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Judeh, le conseiller du roi, Ayman Safadi, et le chef des renseignements généraux, Muhammad al-Raqqad. Du côté israélien étaient présents Meir Dagan, le conseiller pour la sécurité nationale, Uzi Arad, l’officier d’ordonnance du Premier ministre, Yohanan Loker, ainsi que d’autres hauts fonctionnaires.

La tenue de cette rencontre n’a été rendue publique qu’après le décollage de l’hélicoptère du Premier ministre pour Jérusalem, au terme de sa visite. M. Netanyahu n’a informé que quelques ministres de son déplacement et l’ambassade d’Israël à Amman en a eu connaissance par l’intermédiaire de la presse jordanienne.

Selon un haut responsable israélien, la rencontre a donné lieu à de nombreux désaccords concernant le dossier palestinien mais l’atmosphère n’était pas tendue. De nombreux efforts ont été faits des deux côtés pour que la rencontre soit réussie et, chose inhabituelle, les Jordaniens ont publié un communiqué relativement modéré dont le contenu a été rédigé en concertation avec le bureau du Premier ministre israélien.

Binyamin Netanyahu est rentré satisfait de sa rencontre avec le roi Abdallah. Il a le sentiment d’être parvenu à convaincre le souverain qu’il souhaite véritablement parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens. Les deux dirigeants ont également évoqué la coopération civile entre les deux pays et ont convenu qu’Eugene Kandel, qui dirige le Conseil économique national israélien, se rendrait dans les prochaines semaines à Amman pour s’entretenir de la coopération économique entre les deux pays. M. Netanyahu a souhaité que les citoyens jordaniens aient le sentiment que la paix avec Israël améliore leur vie quotidienne.

Dans le communiqué publié hier par le palais royal ne figure aucune critique directe d’Israël et le texte n’évoque pas des sujets tels que Jérusalem-est ou les colonies. La seule allusion aux divergences entre les deux pays est l’appel lancé par le roi au Premier ministre Netanyahu « de s’abstenir de démarches unilatérales qui feraient obstacle à la solution de deux Etats pour deux peuples ».


N. Sarkozy appelle Israéliens et Palestiniens à entamer au plus tôt des pourparlers directs / Gideon Kutz – Kol Israël (radio publique)

Le président français, Nicolas Sarkozy, appelle le Premier ministre Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas, à entamer au plus tôt des pourparlers directs. M. Sarkozy s’est entretenu par téléphone avec les deux dirigeants et a appelé à proroger le gel de la construction dans les colonies et à s’abstenir de toute démarche unilatérale à Jérusalem.

Dans un communiqué publié hier, l’Elysée affirme que les négociations doivent porter sur le statut final des territoires, sur la base des frontières de 1967, sur la sécurité et sur Jérusalem. La France, y est-il dit, est engagée en faveur de la solution de deux États, israélien et palestinien, vivant côte à côte en paix et en sécurité.


Le Premier ministre britannique : « Gaza est comme un camp de prisonniers » / Boaz Bismuth – Israël Hayom

Le Premier ministre britannique, David Cameron, qui était en déplacement à Ankara, a décrit hier Gaza comme « un camp de prisonniers » et a appelé le gouvernement israélien à permettre la livraison d’aide humanitaire et un libre passage vers la bande de Gaza.

M. Cameron a rencontré hier son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan. Au terme de la rencontre, il a déclaré que l’assaut contre la flottille était « inacceptable » et a appelé à nouveau le Premier ministre Netanyahu à faire en sorte que soit mise en place une commission d’enquête transparente et sérieuse. Il a cependant appelé la Turquie à ne pas renoncer à ses relations avec Israël à cause des événements de la flottille.

Selon la presse britannique, le Premier ministre Cameron a déclaré : « La situation à Gaza doit changer. L’aide humanitaire doit pouvoir passer et la circulation des civils doit être libre dans les deux sens. Gaza ne peut pas et ne doit pas rester un camp de prisonniers. L’assaut contre la flottille était complètement inacceptable ».

L’ambassadeur d’Israël à Londres, Ron Prosor, a réagi dans la presse à ces critiques : « Les habitants de Gaza sont prisonniers d’une organisation terroriste appelée Hamas. La situation à Gaza est le résultat direct de ce que fait le Hamas. Nous savons que M. Cameron partage notre profonde inquiétude concernant Guilad Shalit qui est détenu en otage depuis plus de quatre ans sans avoir eu droit à la moindre visite de la Croix-Rouge », a-t-il déclaré.


© Ambassade de France en Israël

 

Mis en ligne le 28 juillet 2010, par Menahem Macina, sur le site france-israel.org



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