23/07/2012



Le remue-ménage n’en finit plus au sein du gouvernement Israélien. Moins d’une semaine après le départ de Kadima, d’une coalition qui n’aura duré que 70 jours, c’est aujourd’hui la scission qui guette le parti de Shaoul Mofaz.
En cause : l’offre du Premier ministre Binyamin Netanyahou à l’adresse de plusieurs de ses membres de rejoindre le gouvernement.
En échange de leur soutien à l’automne prochain au vote du budget 2013 ainsi qu’à sa réforme sur la conscription, ceux-ci se verraient offrir plusieurs postes-clés au sein du gouvernement. À en croire les medias israéliens, 7 d’entre eux auraient déjà donné leur accord, dont le député Tza’hi Hanegbi, qui obtiendrait le portefeuille, de la défense du front intérieur.
Arie Bibi, Yulia Shamalov-Berkovich, ou encore Avraham Duan, pourrait faire partie du groupe qui romprait de facto avec Kadima.
Cette proposition de Binyamin Netanyahou, survient au lendemain de la publication d’un nouveau sondage qui souligne comme jamais la faiblesse de Kadima après son départ de la coalition.
Le parti de Shaul Mofaz, ne serait crédité que de 6 sièges, contre 28 aujourd’hui, si les élections législatives avaient lieu aujourd'hui. Le Likoud, lui, en obtiendrait 37. 10 de plus que dans l’actuelle Knesset.
De quoi faire dire aux critiques du Premier ministre que le petit jeu des calculs tactiques a pris le dessus sur l’initiative politique.
Un opportunisme dont aurait tort de se priver le chef du gouvernement à un peu plus d’un an de la date prévue des élections et à l’heure de choix cruciaux, pour l’avenir du pays.
Binyamin Netanyahou le sait : si c’est le dossier de la conscription pour tous, qui a provoqué l’éclatement de la coalition, il a désormais besoin, plus que jamais, de la plus forte majorité possible pour le vote du budget, vital pour l’avenir du gouvernement, mais aussi pour prendre les décisions stratégiques qui s’imposent dans les dossiers iranien ou palestinien.
Dans cet horizon incertain, une chose semble toutefois acquise : la déliquescence de Kadima. Même si Shaoul Mofaz guettera, à n’en pas douter, le moindre faux-pas de l’éventuel nouveau cabinet.
Guysen News International ©
23/07/12
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