07/05/2012



Polémique au lendemain de la victoire de François Hollande, à l’issue de la présidentielle française : de nombreux drapeaux étrangers ont pu être aperçus lors des festivités place de la Bastille. De quoi provoquer l’ire des ténors de la droite, et de l’extrême-droite.
La victoire de François Hollande n’a laissé personne de marbre en France. Les festivités qui l’ont suivie non plus, au point qu’une polémique est sur le point de naitre.
Certaines personnalités de droite n’ont que très peu goûté aux scènes de liesse qui ont accompagné l'élection du candidat socialiste. Des membres du gouvernement Fillon, mais aussi du Front national, ont notamment dénoncé la présence de « drapeaux rouges et étrangers », notamment de pays arabes, lors du rassemblement de dimanche soir, place de la Bastille à Paris.
Louis Aliot, vice-président du parti d’extrême-droite, s'est ainsi déclaré « surpris » par la présence massive de drapeaux étrangers pour saluer la victoire de François Hollande : « J'ai beaucoup vu de drapeaux algériens a-t-il dit, ce qui prouve bien que la communautarisation de la société française n'est pas une utopie, ni une vue de l'esprit, mais qu'elle est une réalité. »
Nadine Morano a elle aussi évoqué le sujet. La ministre de l'apprentissage, a reconnu avoir éprouvé « un drôle de sentiment », en ne voyant que « très peu de drapeaux bleu-blanc-rouge », mais aussi « beaucoup de drapeaux rouges et étrangers » place de la Bastille. « Ça ne me rassure pas beaucoup, explique-t-elle. Je me dis : voilà quelle est la France qu'on va nous construire avec le droit de vote des étrangers. »
Manuel Valls, député de l'Essonne et maire d'Evry, préfère ironiser : « j'ai passé toute la soirée à la Bastille. Je n'y ai pas vu Nadine Morano », a-t-il lancé. « Il y avait beaucoup de drapeaux, comme en 1995 ou en 2002. »
« Il y a un sentiment de double appartenance qui existe », poursuit-il. « La Marseillaise a été entonnée par ces dizaines de milliers de citoyens, dont les jeunes des banlieues, ça m'a pris aux tripes. J'ai ressenti chez eux la fierté d'être français », a-t-il conclu. Pour lui, « ce n'est pas à Nadine Morano d'expliquer qui est français, et qui ne l'est pas. »
Nul doute cependant que les opposants à François Hollande, et en premier lieu le parti de Marine Le Pen, ne manqueront pas de rappeler l’épisode à l’occasion de la campagne pour les prochaines législatives.
Guysen News International ©
07/05/12
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